Le rêve d’un cybermonde ouvert et protégé

19th September 2017
Source: NUMA
Posted By : Alice Matthews
Le rêve d’un cybermonde ouvert et protégé

De nos jours, la moitié de la population mondiale est connectée à Internet. Près de 4 milliards d’utilisateurs profitent de ce réseau informatique pour communiquer, partager, travailler ou commercer, générant un trafic de données exponentiel. Dans ce gigantesque espace d’opportunités, citoyens et entreprises font face à de nouvelles menaces. Extorsions de données, cyberattaques ou terrorisme, l’univers numérique connaît les mêmes risques que son pendant physique.

Transparence et sécurité sont devenues les priorités d’entrepreneurs éclairés, convaincus qu’il existe encore des moyens inexploré pour relier les internautes entre eux.

Comme l’électricité, Internet devient accessible et utile à un nombre toujours plus important d’individus. Cisco estime ainsi que le monde comptera 4,6 milliards d’utilisateurs en 2021, ajoutant qu’on passera de six à 26 appareils connectés par personne d’ici 2020.

L’interconnexion va devenir indispensable
Trouver un travail, communiquer avec des personnes éloignées, faire la promotion d’un commerce : plus les interfaces numériques et communicantes se déploient et plus la connectivité devient primordial. Les avantages et les opportunités offerts par l’Internet des objets, le stockage d’informations sur le cloud ou l’analyse des big data sont au coeur de l’Internet du futur. Demain, avoir un réfrigérateur connecté capable de commander des produits tout seul ou rouler dans une voiture autonome pour se reposer, jouer ou regarder un film seront des pratiques courante. Quelle entreprise n’investirait pas aujourd’hui sur l’analyse prédictive pour prévoir des pannes machines ou mieux cibler sa clientèle ?

Dans ce probable futur monde interconnecté, comment assurer aux utilisateurs la transparence sur l’utilisation de leurs données et leur protection ? Selon une étude réalisée par IBM en 2011, l’humanité a produit plus de données en deux ans que depuis le début de l’humanité. Une mine d’or pour des acteurs peu scrupuleux ou dangereux.

Plus de données = plus de risques
Lors de l’édition 2015 du CES (Consumer Technology Association) de Las Vegas, Edith Ramirez, ex-présidente de la Federal Trade Commission, a prévenu les entreprises du numérique des risques de l’interconnexion : « Tout périphérique connecté à Internet risque d'être détourné. En outre, les risques liés à l'accès non autorisé s'intensifient à mesure que nous adoptons de plus en plus d'appareils liés à notre sécurité physique, comme nos voitures, nos soins médicaux et nos maisons. »

Un risque que les chiffres disponibles et l’actualité récente sont venus confirmer. La fraude cybernétique perpétrée contre des individus augmente ainsi de 15 à 20 % par an. Quand aux cyberattaques envers les entreprises, elles ne font que se multiplier. Après le virus WannaCry en mai 2017, un deuxième virus NotPetya s’est propagé de la Russie aux Etats-Unis fin juin, touchant la centrale nucléaire à l’arrêt de Tchernobyl, le transporteur maritime danois Maersk, le cabinet d’avocats américain DLA Piper ou encore Saint-Gobain, le géant français des matériaux. La multiplication d’attaques exécutées par des hackers malveillants -par motivation financière ou volonté de nuire- souligne la nécessité de renforcer les processus de sécurité informatique.

Un ordinateur infecté par le virus WannaCry

Sécurité et liberté ?
Lutter contre la fraude ou le risque terroriste ne doit cependant pas nuire aux droits et libertés individuels. Dans un monde tendant à l’open source, comment surveiller ou crypter sans fermer l’accès ? Comment sécuriser les biens et les personnes sans contrevenir aux libertés ?

Avec 8,5 milliards de personnes sur terre en 2030, il faudra trouver de nouveaux outils pour les relier. L’intelligence artificielle ou les technologies sous-jacentes aux crypto monnaies seront-elles des recours bénéfiques ?

Autant d’enjeux réclamant des gouvernements l’adoption d’une législation appropriée, et des citoyens un rôle actif et éclairé. Et nécessitant l’implication de tous les acteurs économiques. Nombre d’entrepreneurs et de startup les ont d’ailleurs pris à bras le corps pour proposer des solutions efficaces à l’élaboration d’un monde sereinement interconnecté.

Des propositions pour un Web sûr

Allier transparence et confidentialité, le défi d’Intralinks
La société nord-américaine propose des outils de travail collaboratif et de partage de documents sensibles. Elle permet ainsi de diffuser à un collaborateur, à un investisseur ou à un client des données tout en assurant qu’elles ne soient vues d’autres personnes. Chaque fichier partagé est donc chiffré avec une clé intégralement géré par les clients d’Intralinks. En France, Système U, par exemple, utilise les services d’Intralinks pour le partage de documents entre son siège et ses 1500 magasins.

CybelAngel protège les « secrets » des entreprises
La technologie proposée par CybelAngel à ses clients permet de fouiller le Web 24h sur 24 à la recherche de fuites de documents sensibles les concernant. La startup française a ainsi mis au point des algorithmes qui évoluent grâce au deep learning. « 90% des informations confidentielles auxquelles nous avons accès sont le fruit de la négligence des dirigeants, des employés ou des partenaires industriels et commerciaux de l'entreprise. Les dix pour cent restants sont des données piratées, » confiait récemment le PDG Erwan Keraudy à la Tribune.

Cognetyx détecte les risques plus tôt pour mieux contenir leur impact
« Il ne s'agit pas de savoir si vous ferez l’expérience d’une violation de données, mais de savoir quand cela se produira et quel en sera le coût pour votre organisation, » avertit Congnetyx dès sa page d’accueil. L’entreprise propose ainsi des solutions aux acteurs de la santé pour protéger les données de leurs patients en réduisant le risque d’attaques. Elle s’appuie sur une analyse comportementale des utilisateurs et sur le machine Learning. Une technique qu’elle appelle Cyber Surveillance Cognitive Ambiante.

Provenance trace les produits grâce à la blockchain
La plateforme Provenance a été créée pour savoir d’où vient un produit et s’il a été conçu de manière éthique et écologique. Pour ce faire, elle a choisi d’utiliser la blockchain. « Il s'agit d'un système de données pour stocker en toute sécurité des informations - intrinsèquement auditable, immuable et ouvert. Nous travaillons vers un protocole de traçabilité ouvert - que n'importe qui peut utiliser pour suivre la provenance de tout, des grains de café à un rouleau de tissu, » expliquent ses concepteurs sur leur site.

Même dans le cloud, Difenso protège les données
Créée en 2015, la startup Difenso se targue d’inventer « le métier de la cyber sécurisation des applications sensible en mode SaaS. » Elle propose ainsi de chiffrer nativement les données sensibles depuis n’importe quel terminal utilisateur lorsqu’elles se destinent à des services SaaS opérés par Microsoft, Google ou encore Facebook. De plus, sa technologie de cryptographie est certifiée par l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) et conforme au GDPR (General Data Protection Regulation), règlement européen qui s’appliquera dès mai 2018 aux entreprises qui collectent, traitent et stockent des données personnelles.

Les monnaies numériques à la portée des entreprises : BitGo
BitGo permet aux entreprises d'intégrer les monnaies numériques dans leurs systèmes financiers existants de manière sécurisée et à grande échelle. Sa technologie « résout les problèmes de sécurité, de conformité et d'architecture les plus difficiles associés aux blockchains. » De plus, l’entreprise travaille actuellement sur les solutions de sécurité pour le Litecoin, l’une des monnaies virtuelles concurrentes du Bitcoin.

Sentryo, la cybersécurité pour l’Internet industriel
Née il y a trois ans, Sentryo cible le marché de la cybersécurité et de la protection des réseaux machine-to-machine et des systèmes industriels critiques (réseaux de transports, télécommunications, centrales électriques). Dans l’industrie 4.0 en construction, l’entreprise a développé des solutions IT pour éviter des intrusions, comme celle connue par une aciérie allemande en 2015 dont le haut-fourneau s’était emballé.

Source : NUMA / Usbek & Rica


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